LE CHEMIN..

LA petite MORT

Mes larmes coulaient sans comprendre, lavaient mes yeux de mes illusions, pleure de lucidité,

je savais alors ce qui m attendait «  au prêt de lui » ,je l avais bien voulu…

Confusion des genres..mourir a soi dans l autre une bonne fois pour toute,

 Comme une montagne à franchir pour voir ce nouvel horizon que je désirais tant voir, la voie qui s ‘ouvrait pour l atteindre , les sacrifices à opérer.

Pétrifiée,

 la fuite en avant ,

sa colère s ‘alimentait de mes manquements, rendant béante ses blessures qui demandaient à etre guéris, 

Je combattais alors l invisible mal en moi, lutte intrinsèque des plus indigestes, la seule guerre bienfaisante à mener,

je me détachais de l ancien, souffrais ce qui devait l être, affligée, humiliée, je portais ma croix au calvaire.
Je mangeais le pain  ranci du pauvre, au goût amer de la mort ,courbée aux portes du pénitencier,

Je me repentais de mes faiblesses, de mes manques d ‘etre,l appel  se faisait sentir, engendrant le désir ,celui  d aimer inconditionnellement.

je me rendais alors sincère, alimentant les braises du feu sacré qui brûle ardemment en moi et qui nous fait tous survivre depuis la nuit des temps,

le désir d ‘Amour ,le Véritable.

La mise a nu

La voie de la rédemption.

Foyer,vestal éternellement ravivé par nos souffles,nos aspirations chargées d’ espérance  ,retour de flamme embrasée par notre haleine chargée d impureté. .

je me rendais humble, mettant a mal ma fierté orgueilleuse, constatant avec dégoût mes faiblesses, je désirais alors avec ardeur qu’ elles ne m achèvent pas,

l appel était lancé,  cri de douleur, mon heure était arrivée,

celle de mon accouchement, de ma renaissance.

J’anéantissais alors mes peurs en voyant ce qui me retenait de vivre ce a quoi j aspirais le plus, ce qui m empêchait de livrer ma vérité, d’être à l’ extérieur ce que j étais à l intérieur, cette femme douce et aimante, compatissante.

Toutes ses frontières à dissoudre, à décloisonner pour me livrer  sans conditionnement aucun, vierge,entiere .

Des années à revisiter ,des générations à réprouver, des siècles d une civilisation à relativiser, des millions d ‘années d humanité à embraser; le solstice de mes hivers.


Etre vraie, sans filtre ,sans peinture pour briller ni maquillage pour camoufler, plus de soumission pour être accepter, plus de voile pour me cacher. 

Quintessence,Alchimie


Alors j ai vu  la lumière de la Vie, goûté au pain béni au doux goût de la Liberté,au bon levain,celui fermenté par la foi ,

l Unique donné à la multitude, en abondance.

Dans la primeur de mon être incarné, la première pression de l huile, celle des graines récoltées depuis la nuit des temps, le printemps s ‘annoncait ,

 je devenais responsable de qui je suis et de ce que j allais engager, sans concession aucune,  ni corruption, ni prostitution, mes acts  feront foi désormais.

je réalisa que je m étais inventée  créancière d un marché fictif ou seule mes intérêts étaient en jeu alors que je n était pas la patronne, in facto la remise des dettes n était plus à ma charge, plus d’ardoise à tenir, je n avais donc plus de débiteurs non plus!plus personne ne me devait rien et je ne devais plus rien à personne,il suffisait de s en  rendre compte..

J abandonnais le post de juge avec allegresse, déchargement des bagages, détachement de la cargaison, je portais le joug  léger de la vie,

j étais dispensée de faire semblant, autorisée à être, liberée..

L ‘innocence retrouvée. Le point vernal de mon existence,le point d’ équinoxe de mes jours ,j étais à l équilibre, le point zéro, ma juste place. 

je m ouvrais a la providence et c était simple comme bon jour,

Je vivais enfin, c est un fait, j en rends témoignage.

Je jouissais du simple fait d’ exister.

LA Félicité

les noces d Or ou le jubilé de mes Amours,

 la fraicheur du fruit  mur que je cueillais,la douceur et la tendresse de sa chaire , la suavité de son jus gorgé par les soleils de mes vies. 

 l été de mes étés. Le solstis de mes jours.

Décomplexée ,déchargée alors des exigences imposées par le rôle principale de mon histoire égocentrée ,ici maintenant mes soucis n avaient  plus lieu d être, le seul rôle a tenir était d être vraie, et dans l absolu temps en présence, je ne jouais plus seule, c etait certain ;

je m intégrais dans un orchestre symphonique insondable dont je n avais qu  à suivre la partition qui se déroulait sous mes yeux ,l improvisée destinée!

Les béatitudes


Je regardais vers le levant .

Nouvelle dimension ,ou le temps n est plus  durée ,  la seule mesure était pulsée par le rythme de mon coeur éprouvé, en accord avec quelque chose de beaucoup plus vaste et lointain, spatial.

Mon rapport au monde avait changé de perspective, de point focal,d épicentre, 

je devenais solaire,fractale.


La mélodieuse symphonie de la vie sonnait à mes oreilles avec justesse, j en étais l’ instrument et le musicien, menée par la baguette d un chef extraordinaire.

Je faisais partie d un grand tout, j étais le Tout.

Laisser un commentaire